samedi 21 mars 2026

Le coup de grĂ¢ce pour les commerces historiques de Barcelone

De nombreux commerces historiques du centre de Barcelone pourraient bien ne pas survivre à plus de deux mois de confinement et toute une saison sans touristes. 

DĂ©jĂ  en pĂ©ril depuis des annĂ©es Ă  cause de l’augmentation des loyers, les boutiques les plus anciennes de la capitale catalane n’auront pas rĂ©sistĂ© Ă  l’arrĂªt de l’activitĂ© Ă©conomique et touristique de ces derniers mois. Sur la Rambla, 40% des locaux commerciaux ont toujours le store baissĂ©.

La seule carrer Ferran compte plus d’une trentaine d’Ă©tablissements fermĂ©s. Certains pour de bon, comme le mythique cafĂ© Schilling, bistrot centenaire aux murs dĂ©crĂ©pis oĂ¹ il faisait bon faire une halte pendant une balade hivernale au centre-ville. DĂ©jĂ  fermĂ© avant le confinement, il a Ă©tĂ© repris par la chaĂ®ne Taco Bell qui, sans doute aucun, ne gardera rien de cette atmosphère particulière qui hante les bars ayant traversĂ© les Ă©poques.

Des loyers élevés, des revenus nuls

Avec des loyers faramineux (100 euros du mètre carrĂ©), les petites boutiques indĂ©pendantes ne tiennent pas le choc. Et peu sont les propriĂ©taires qui acceptent de baisser, mĂªme temporairement, les loyers, persuadĂ©s que la situation reprendra prochainement au mĂªme rythme qu’auparavant et que leurs locaux commerciaux trouveront preneurs. Mais sans la masse touristique habituelle, les commerces ne peuvent plus suivre. « Beaucoup de propriĂ©taires ne veulent pas renĂ©gocier les loyers, et les locataires ne peuvent pas supporter des mois sans presque aucun revenu » indique l’association des commerçants de Barna Centre.

espadrilles barceloneSi de nombreux commerces n’ont pas encore rouvert leurs portes et p25ourraient bientĂ´t jeter l’Ă©ponge, d’autres ont repris l’activitĂ© sans leurs employĂ©s ou avec très peu de personnel. La boutique et unique atelier d’espadrilles catalanes Ă  Barcelone La Manual Alpargatera, fondĂ©e en 1940, est ainsi uniquement tenue par le couple de propriĂ©taires depuis la fin du confinement. « Cela va Ăªtre dur de remonter la pente » confie le patron Joan Carles Tasies. « Si l’Etat ne nous aide pas, on ne pourra pas s’en sortir » renchĂ©rit le propriĂ©taire d’une boutique de souvenirs toute proche qui facture dĂ©sormais un maximum de 50 euros par jour au lieu de 800 avant la pandĂ©mie.

Le conseil municipal de Barcelone a approuvĂ© vendredi en session plĂ©nière un plan de 30 millions d’euros pour rĂ©activer l’Ă©conomie de la ville.

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