Fusion Bankia-CaixaBank : mauvaise nouvelle pour les extrêmes

par Nico Salvado
Fusion Bankia-CaixaBank

La fusion de la barcelonaise Caixabank et la madrilène Bankia s’accélère en ce jeudi 17 septembre. La concrétisation de l’annonce faite il y a une quinzaine de jours est une mauvaise nouvelle pour les extrêmes politiques. 

L’intégralité du spectre électoral espagnol situé plus ou moins dans les extrêmes est tendu avec la fusion Caixabank et Bankia qui constituera la création de la première banque espagnole.

Podemos

Le flirt bancaire, encouragé par le Premier ministre socialiste s’est fait dans le dos du partenaire gouvernemental Podemos. La gauche radicale qui détient quatre ministères dans le gouvernement de coalition est évidement contre le renforcement du pouvoir bancaire. Issus du mouvement protestaire des Indignés, Podemos est né avec l’ambition de lutter contre le secteur de la finance. Podemos avait le projet de transformer Bankia en banque publique.

La droite

A l’autre bout de l’échiquier, les secteurs les plus à droite du Partido Popular sont particulièrement mécontents.  Lors de la crise financière de 2012,  la droite madrilène a réussi à opposer son veto à une première tentative de fusion entre La Caixa et Bankia. Une opposition qui à l’époque a pu compter avec le soutien du Premier ministre conservateur Mariano Rajoy.

L’ancien ministre du Partido Popular Rodrigo Rato était alors président de Bankia. Devant le risque de l’entrée du gouvernement de Catalogne dirigé par l`indépendantiste Artur Mas dans les affaires de Bankia, Rato s’est fortement opposé à l’opération.

Entre temps, la tempête financière a mis Bankia en danger de mort. Une banque affaiblie par des détournements de fonds de Rodrigo Rato qui a fini en prison.

Le sauvetage a coûté aux contribuables espagnols plus de 22 milliards d’euros. Aujourd’hui. la droite n’est plus au pouvoir et ne dispose plus d’un président de Bankia issu des rangs du Partido Popular pour bloquer la fusion.

Les indépendantistes catalans

La Generalitat qui n’est plus que l’ombre d’elle-même dans les affaires internes de l’Espagne, n’a pas eu son mot à dire dans l’opération. Ce qui n’empêche pas que les indépendantistes soient en colère en particulier dans le camp Puigdemont-Torra.

Barcelone va jouer un rôle plus important dans l’économie espagnole, ce qui déplaît fortement à l’aile dure de l’indépendantisme.

Fusion Bankia-CaixaBank : une mauvaise nouvelle pour les extrêmes

 

 

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