Erasmus à Barcelone : « L’Auberge espagnole » a-t-elle vu juste ?

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Erasmus à Barcelone

Alors que le programme d’échange d’étudiants célèbre ses 35 ans, Equinox revient sur les expériences d’étudiants français en Erasmus à Barcelone.

Comment ne pas penser à L’Auberge espagnole (2002) lorsqu’on évoque Erasmus à Barcelone ? Le film signé Cédric Klapish a marqué toute une génération. Le long-métrage dévoile la vie de Xavier Rousseau, incarné par Romain Duris, en plein échange universitaire dans la capitale catalane. Entre fêtes, colocation multiculturelle et cours en catalan, les étudiants Français en échange à Barcelone sont bien souvent entrés dans la peau du personnage de Romain Duris.

Fêtes et convivialité

« C’est vrai qu’en postulant pour un Erasmus à Barcelone, j’ai tout de suite pensé à la fête » admet Lucie, 20 ans. La jeune française originaire de Paris est en échange à l’université Pompeu Fabra depuis septembre 2021. Elle poursuit une licence de « Langue Étrangères Appliquées (LEA) en France. Il est vrai que la capitale catalane est réputée pour son mode de la vie « à la cool », son grand nombre de bars, ses discothèques, mais aussi pour la convivialité de ses habitants.

Cependant, la crise sanitaire édulcore le côté festif de la cité comtale. Les étudiants s’adaptent et trouvent le moyen de profiter de leur aventure : « On organise des sorties sur la plage ou dans des places de la ville pour éviter les contraintes liées au Covid-19, comme le rassemblement limité de personnes en lieu clos. Nous savons que sans la pandémie, ce serait encore meilleur, mais profiter du cadre de vie barcelonais au quotidien est déjà super » explique Lucie.

Colocations multiculturelles

Pour la majorité des étudiants en Erasmus à Barcelone, la colocation est le choix numéro un pour trouver un logement. Et pour cause, selon une enquête de Erasmus Student Network (ESN) menée en 2016, 92 % des étudiants en Erasmus privilégient la colocation en Espagne. « J’ai choisi la colocation car mon Erasmus s’étend sur 6 mois, je trouvais que c’était la bonne formule pour une habitation provisoire et bon marché » explique Lucie.

Par ailleurs, au sein de sa colocation, différentes origines et cultures se mélangent. « Je vis avec 4 personnes, il y un Anglais, une Portugaise, une Italienne et un Français, c’est super enrichissant de côtoyer autant de personnes différentes. C’est, pour moi, clairement l’esprit de l’Erasmus » se réjouit la Rémoise. Une colocation qui n’est pas sans rappeler celle de la comédie culte française « L’Auberge espagnole » où 5 étudiants de nationalité différente cohabitent à Barcelone.

Le primat du catalan

« Pour apprendre à parler castillan ou à le perfectionner, mieux vaut éviter Barcelone » plaisante Axel, 21 ans, étudiant en école de commerce et lui aussi en Erasmus à l’Université Pompeu Fabra. Le Français originaire de Lyon, explique avoir été surpris par la tenue de certains cours en catalan. « Je pensais qu’avec la présence d’Erasmus en cours, l’usage du catalan serait moins présent » estime l’étudiant en commerce. Une réflexion qui a fait l’objet d’une séquence culte dans « L’Auberge Espagnole ».

Considéré par les Français comme la plus grande réussite européenne, le programme Erasmus a ainsi rapproché les pays membres comme nul autre. Plus de 4 étudiants sur 5 déclarent se sentir plus Européens après leur voyage réalisé grâce au programme.

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