Mbappe madrid

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Édito de Stéphane Vojetta, député de la cinquième circonscription des Français de l’Étranger : Espagne, Portugal, Andorre, Monaco.

Le capitaine de l’équipe de France de football, emblème du PSG et de ses pétrodollars, a décidé de franchir les Pyrénées pour rejoindre notre 5ème circonscription des Français de l’étranger.

Il gagnera sans doute moins d’argent qu’à Paris, mais il a dû écouter l’adage selon lequel « el Madrid paga en gloria lo que no paga en dinero » : on gagne plus facilement la Champions League ou un Ballon d’Or en jouant au Barça ou au Real Madrid que nulle part ailleurs.

Comme nous n’aspirons pas tous à gagner le Ballon d’Or, voilà l’occasion de se demander pourquoi on choisit un jour de devenir Français de l’Étranger, et particulièrement Français d’Espagne.

C’est parfois un choix imposé : l’expatriation peut être un passage obligé sur la voie royale qui mène vers les sommets managériaux des grandes multinationales. Pourtant, quitter la France est de plus en plus souvent un choix individuel. Parfois mûrement réfléchi, parfois plus spontané, mais toujours basé sur un savant mélange de conviction et d’optimisme.

L’herbe plus verte ailleurs ? Franck Sinatra chantait « if I can make it there, I can make it anywhere”. Il parlait de New York, mais cela s’applique à tout ce qui pourrait être défini comme ce « là-bas » où « tout ce que tu mérites est à toi, alors qu’ici les autres imposent pour moi » (je ne vous ferai pas l’injure d’attribuer cette citation). Une vision romanesque, qui réveille l’aventurier qui sommeillait en nous, et nous fait accepter la prise de risque pour rajouter du piment à notre vie professionnelle, et à notre vie tout court.

De l’optimisme il en faut quand on sait que le Français de l’Étranger moyen travaille avec un contrat local, crée son entreprise ou opère comme autonome dans le cadre légal de son pays hôte, et travaille en concurrence directe avec des autochtones. Il découvre de nouveaux marchés, où ses concurrents sont mieux implantés, et maitrisent mieux la langue et la culture locale.

Le cadre de vie ? Bien sûr ! Le soleil, la mer, la montagne, la nature à proximité, la sécurité pour nos familles, l’ambiance festive et accueillante, des infrastructures de qualité qui permettent d’aller et venir aisément. Les raisons de préférer se réveiller à Barcelone, Madrid ou Málaga plutôt que dans les Hauts-de-Seine ou le 16ème arrondissement sont nombreuses.

Les impôts ? Ils font parfois partie de l’équation de l’expatriation, avouons-le. Mais reconnaissons aussi que de nombreux pays sont considérés « paradis fiscaux » d’abord parce que la France reste trop souvent un « enfer fiscal », et ce malgré les réductions d’impôts opérées depuis 2017 afin de restaurer notre attractivité.

J’oublie quelque chose ? Évidemment ! L’amour ! Et non, je ne parle pas de ceux qui s’expatrient pour une heure ou deux dans les bars louches de La Jonquera… Erasmus a bientôt 40 ans, l’Auberge Espagnole en a 22, et cela nous rappelle que nombreux sont celles et ceux qui suivi le cœur plutôt que la raison, et ont choisi l’expatriation avant tout pour retrouver ce beau blond ou cette grande brune venus d’ailleurs et qui leurs ont fait perdre le Nord… pour toujours ?

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Stéphane Vojetta

Député de la cinquième circonscription des Français de l'Étranger : Espagne, Portugal, Andorre, Monaco.
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