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Un bateau de croisière devant la justice

C’est une grande première : le tribunal de Marseille a requis une amende de 100 000 € contre le capitaine d’un paquebot de croisière et l’entreprise américaine qui l’exploite, Carnival.

La justice leur reproche d’avoir voulu limiter les coûts de carburants en ne respectant pas les limites de teneurs en soufre. Un processus extrêmement polluant dont souffre énormément la mer Méditerranée et en particulier la ville de Barcelone.

Barcelone, terre d’accueil des paquebots de croisière

Le port de Barcelone est un point central dans l’exploitation touristique de la Méditerranée. La ville est littéralement assaillie par les touristes depuis quelques années. Les compagnies de croisières ont donc largement concentré les départs de leurs paquebots dans le port de la ville pour profiter de cette masse de touristes.

Cependant, lorsque ces paquebots ne respectent pas les normes écologiques en vigueur (pourtant déjà peu élevées), ils polluent considérablement le port de Barcelone, l’atmosphère de la ville tout entière et, plus largement, la Méditerranée. Cette mer étant presque une mer fermée, toute la pollution relâchée à un point finit toujours par affecter l’ensemble des villes côtières.

Des croisières plus écologiques

Pourtant, il existe des croisières plus écologiques. La location de bateau en Martinique, par exemple, s’est énormément développée, pour le plus grand bonheur des locaux. Les bateaux de ce genre, pouvant compter à leur bord jusqu’à 12 personnes parfois, polluent 1 million de fois moins que les paquebots de croisière. Mais ces paquebots ne peuvent accueillir qu’environ 3000 personnes.

En Martinique, la pratique de la voile est très répandue alors même qu’elle est plus difficile puisqu’elle se fait dans l’océan Atlantique ou la mer des Caraïbes. C’est-à-dire qu’il faut prendre en compte les marées et que le vent y est plus fort. Évidemment, les eaux turquoises et le décor paradisiaque compensent largement.

Barcelone pourrait donc facilement développer l’offre de bateaux de loisirs et profiter du fait qu’il est beaucoup plus simple de naviguer en Méditerranée pour attirer des touristes qui n’auraient pas pensé autrement à faire de la voile. De plus, la région a également de quoi attirer avec ses plages paradisiaques et ses eaux turquoises.

Vers plus d’intransigeance ?

Cette première amende que le tribunal de Marseille vient de requérir contre un paquebot constitue un événement tout à fait historique dans le milieu. Une telle décision donne beaucoup d’espoir aux défenseurs de la nature. Surtout que les teneurs en soufre autorisées vont être divisées par trois dès 2020.

Il est donc important que la justice de tous les pays du monde rappelle aux compagnies qui exploitent ces navires de croisière, qu’ils ne pourront pas considérer ces lois comme optionnelles. Il en va de la préservation de l’écosystème, mais aussi de la beauté de ces paysages et de ces mers, partout dans le monde, qui font rêver tant de touristes et supportent l’économie de pays entiers.