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L’Espagne a élu le parlement le plus féminin d’Europe

À la suite des élections législatives du 28 avril, le Congrès espagnol compte la proportion la plus importante de femmes en Europe. 

Le Parlement espagnol compte désormais 166 députées parmi les 350 élus le 28 avril dernier. Avec 47,4 % de femmes qui occupent un siège au Congrès des députés, l’Espagne devient le pays avec le plus fort taux de députées dans l’Union européenne, devant la Suède (46,1%), la France (39,6%), le Danemark (37,4%) et l’Italie (35,7%).

C’est 8 points de plus qu’aux dernières élections législatives de 2016, où les femmes représentaient 39,4 % de l’assemblée. Désormais, l’Espagne occupe la cinquième place des pays qui respectent le plus la parité hommes-femmes, juste derrière le Mexique (48,2%), la Bolivie (53,1%), Cuba (53,2%) et le Rwanda, en tête de liste avec 61,3 % de femmes députées.

C’est le parti de gauche radicale Unidas-Podemos qui compte le plus de femmes parmi ses députés avec un taux de 57,1 %. Puis vient le Parti socialiste avec 52 % de députées et le Parti populaire avec 51,5%. Les mauvais élèves de l’égalité électorale sont Ciudadanos avec 38,6 % et Vox avec 37,5 % de femmes parmi ses rangs.

Quant au Sénat, la chambre la plus conservatrice, les résultats ne sont pas aussi reluisants qu’au Parlement. Sur les 208 élus, 82 sont des sénatrices, soit 39,4 %. En 2016, 39,9 % des sénateurs étaient des femmes et en 2011, seulement 35,6 %.

Une loi constitutionnelle

Depuis les élections législatives de 2008, les partis politiques espagnols sont obligés, par la Loi sur l’égalité, de présenter des listes électorales composées d’un minimum de 40 % de chaque sexe et d’un maximum de 60 %, pour favoriser la parité au sein de l’Assemblée. Selon l’article 9.2 de la Constitution espagnole, les partis politiques doivent proposer des candidatures équilibrées entre les deux sexes.

Et en France ?

En France, il existe des lois contraignantes qui participent à améliorer l’égalité des sexes au sein du Parlement. Depuis la révision constitutionnelle de 1999, les partis politiques sont obligés de contribuer à la mise en œuvre du principe de parité. De plus, depuis 2014, les pénalités financières en cas de non respect de cet article ont doublées.

Mais avec actuellement 224 femmes siégeant au Parlement, soit 39 %, il reste encore du chemin à parcourir pour la France, avant d’arriver, au moins, au même niveau que l’Espagne.