Emeutes de Barcelone: enquête sur les interventions des Mossos

par Nico Salvado
violence barcelone

Le ministre de l’Intérieur catalan, Miquel Buch, a annoncé aujourd’hui devant le parlement que 33 interventions des Mossos d’Esquadra font actuellement l’objet d’une enquête de la police des polices et sont soupçonnées de mauvaises pratiques.

Le président catalan Quim Torra, au lendemain des émeutes faisant suite au verdict du procès des ex-leaders indépendantistes, a demandé plusieurs enquêtes de la police des police. Une des interventions des Mossos d’Esquadra, la plus controversée, a eu lieu le 14 octobre à l’aéroport où l’on voit des jeunes sur le capot d’un fourgon de police tandis que celui-ci continue d’avancer.

Le ministre de l’Intérieur catalan est venu répondre aux questions des députés de la commission d’intérieur. Cependant Miquel Buch n’a donné aucun détail sur l’état de l’enquête ni sur les actions qui seront prises après l’audit. Lors de l’audience, M. Buch a également répondu aux critiques adressées au Médiateur catalan et à certains partis de l’opposition à propos de l’utilisation de balles en caoutchouc par la police nationale espagnole. Le parlement catalan a interdit l’usage des flashballs aux Mossos d’Esquadra, mais la police nationale espagnole venue en renfort a utilisé ce type d’armement. Deux personnes ont perdu un œil suite à des tirs de balles en caoutchouc. Le ministre s’est défendu en déclarant qu’il n’a pas le pouvoir d’interdire l’armement aux forces de sécurité nationale de l’État espagnol. Les Mossos n’ont pas utilisé de flashballs rappelle Buch. Lors de la même comparution, le ministre a également expliqué que lors des manifestations les Mossos avaient effectué 84 actions de médiation et qu’ils avaient reçu “beaucoup de réticences”.

Les syndicats de Mossos d’Esquadra de leur côté reprochent au gouvernement catalan sa totale absence de soutien et rappellent que les agents ont travaillé dans des conditions extrêmes lors des émeutes de Barcelone au péril de leur vie. Les policiers notent également qu’ils ont dû lors des plus grandes scènes d’émeutes travailler 16 heures d’affilée en doublant leur tour de service. Une situation résultant du manque de moyens matériels et humains se désolent les forces de l’ordre.

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