Frontière France Espagne : la situation

par Rédaction Equinox
frontière France Espagne

Voici la situation actuelle de la frontière France Espagne.



 

La frontière France Espagne reste-t-elle ouverte ?

La frontière France Espagne reste ouverte, mais les autorités françaises, espagnoles et européennes demandent d’éviter au maximum les déplacements non essentiels. La Catalogne empêche l’entrée de son territoire depuis le jeudi 7 janvier et au moins jusqu’au 7 février sauf pour raison suivante :

  • Assister à un rendez-vous médical
  • Motif professionnel
  • Suivre des cours à l’université et à l’école
  • Retour à son domicile principal
  • Assistance à des personnes âgées, handicapées, vulnérables et mineurs
  • Déplacements nécessaires pour récupérer enfants pour les parents séparés, divorcés, ayant plusieurs lieux de résidence
  • Déplacements vers banques et assurances
  • Démarches administratives (ne pouvant être effectuées sur Internet)
  • Examens officiels dont la date ne peut être reportée
  • Déplacements vers des compétitions sportives autorisées
  • Cas de force majeure

Par ailleurs, un confinement municipal est actif en Catalogne au moins jusqu’au 7 février,  il n’est pas permis d’entrer ou de sortir de sa commune de résidence sauf dans les cas précités.



 Quelles sont les restrictions en vigueur en Espagne ?

Barcelone et la Catalogne

Couvre-feu

Il est en vigueur de 22h à 6h dans toute la Catalogne pour une durée indéterminée.

Durant cette frange horaire, il est interdit de se déplacer dans l’espace public ou de se réunir. Sauf exceptions autorisées: travailler, se faire soigner ou s’occuper d’une personne dépendante. Il est également possible de promener son chien de 4h à 6h du matin autour de son domicile.

En cas de violation du couvre-feu, des amendes sont prévues : entre 300 et 6000 euros en cas de récidive ou d’outrage aux forces de l’ordre.

La vie sociale

Les bars et restaurants ne peuvent ouvrir qu’entre 7h30 et 9h30 puis entre 13h et 15h30 au moins jusqu’au 7 février. Ils sont autorisés à utiliser 30 % de leur capacité à l’intérieur, 100 % en terrasse. La distanciation entre les tables reste à deux mètres minimum. Ils peuvent toujours proposer des plats à emporter jusqu’à 22h, et en livraison jusqu’à 23h.

En Espagne, les lieux culturels sont ouverts mais une jauge de 50% est imposée dans la capitale catalane et le port du masque est là aussi obligatoire. Ces lieux de culture pourront fermer leurs portes à 22h. Les personnes ayant assisté à un spectacle, une pièce ou un film pourront rentrer chez elles à 23h et devront présenter leur ticket de cinéma ou de théâtre en cas de contrôle policier.

Les discothèques restent fermées jusqu’à nouvel ordre.

Les réunions de plus de 6 personnes sont interdites pour une durée indéterminée.


Restrictions pour les commerces

Les commerces non essentiels peuvent ouvrir uniquement en semaine, du lundi au vendredi, au moins jusqu’au 7 février.  Les commerces alimentaires, les pharmacies, les opticiens, les magasins de télécommunication, les jardineries et les concessionnaires sont les seuls à pouvoir ouvrir le week-end. Les magasins de plus de 400 m2 doivent fermer tous les jours au moins jusqu’au 7 février.

Les centres commerciaux doivent fermer leurs portes au moins jusqu’au 7 février. Ils ont juste pu ouvrir durant la période des fêtes.

Le couvre feu est actif dans toute l’Espagne, mais les horaires différent selon les régions.

Andalousie

De 22h à 6h.

Aragon

De 22h à 6h.

Asturies

De 22h à 6h.

Îles Baléares

De  22h à 6h.

Cantabrie

De 22h à 6h.

Castille-La Manche

De 22h à 7h.

Castilla et Léon

De 22h à 6h.



Communauté de Madrid

De 23h à 6h.

Communauté valencienne

De 22h à 6h.

Estrémadure

De 22h à 6h.

Galice

De 22h à 6h.

Région de Murcie

De 22h à 6h.

Navarre

De 23h à 5h.

Pays basque

De 23h à 6h.

La Rioja

De 22h00 à 5h.

Ceuta

De 22h  à 6h.

Melilla

De 22h à 6h.

Îles Canaries

A Tenerife et Fuerteventura : de 23h à 6h.

Gran Canaria et Lanzarote : de 22h à 6h.



Faut-il effectuer un test PCR pour aller en Espagne ?

Les voyageurs venant de France, Belgique ou autre pays dit à risque doivent présenter le résultat négatif d’un test PCR réalisé dans les 72 heures précédant l’arrivée dans le cas d’un trajet en avion ou en bateau. Il peut être présenté en français. Le test n’est pas obligatoire pour une arrivée en train, voiture ou bus.

Par ailleurs, à partir de dimanche 24 janvier 00h00, toute personne, même française, arrivant sur le territoire français depuis un autre pays européen, dont l’Espagne, devra présenter un résultat de test PCR négatif, réalisé 72 heures avant le départ.

“Obligation de présenter un test PCR réalisé 72 heures avant le départ pour l’ensemble des voyageurs européens (hors voyages dits essentiels). Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés de cette obligation”, a communiqué l’Elysée. La mesure ne concerne donc, pour l’instant que les arrivées par voie aérienne ou maritime. Les voyageurs en voiture traversant la frontière ne sont pas concernés.

Contactée par Equinox, la RENFE-SCNF indique que la mesure ne s’appliquerait pas non plus aux trajets en train.



Pour passer la frontière France Espagne en voiture

Les polices catalanes, espagnoles et françaises opèrent des contrôles aléatoires pour vérifier les conditions de passage des conditions citées précédemment.

En cas d’infraction, des amendes sont prévues : entre 300 et 6000 euros en cas de récidive ou d’outrage aux forces de l’ordre.



Passer la frontière France Espagne en avion

Tous les voyageurs doivent suivre les restrictions de mobilité en vigueur. Ainsi, seuls entrant dans les conditions pré-citées peuvent circuler.

Par ailleurs, selon le texte publié dans le journal officiel, tout voyageur arrivant d’un « pays à risque » par voie maritime ou aérienne devra présenter un test PCR négatif réalisé dans les 72 heures précédant l’arrivée. La France fait partie des pays à risque.

Pour être valide, le document présenté devra inclure :
– le nom complet du voyageur
– le numéro de passeport ou carte d’identité
– la date du test
– les coordonnées du centre de dépistage
– la technique utilisée
– le résultat négatif

Il pourra être présenté en anglais ou en espagnol, et nouveauté, en français et en allemand sous format papier ou électronique.

Il est également possible de fournir un test TMA. Ce dernier correspond à un équivalent du test PCR, mais légèrement moins coûteux, en passant sous la barre des cent euros, et moins complexe. Toutefois, il se fait également à travers un prélèvement « naso-pharyngé » qui doit être envoyé dans un laboratoire pour être analysé. Mais la différence apparaît à cette étape : le test TMA nécessiterait jusqu’à deux heures de moins pour obtenir le résultat.

Des amendes allant jusqu’à 3.000 euros sont prévues en cas de non présentation du test. Les contrôles sont aléatoires.

Les voyageurs doivent également remplir un formulaire médical et leur température est contrôlée à l’arrivée. Contacté par Equinox, le ministère de la Santé espagnol a confirmé que la mesure s’appliquait à tous, même aux citoyens européens résidant en Espagne, et pour tout type de voyage, même professionnel.

La mesure ne concerne que les arrivées par voie maritime ou aérienne. Le test n’est donc pas obligatoire pour les arrivées via les frontières terrestres. Les voyageurs aériens ou maritimes en transit vers d’autres destinations ne sont pas non plus soumis à l’obligation du test.

Face à la faible affluence du Prat, le terminal 2 est fermé. Tous les vols devront décoller et atterrir via le terminal 1.



Passer la frontière France Espagne en train

Comme pour l’aéroport, seuls ceux entrant dans les conditions précitées peuvent circuler.

La station de Barcelone Sants a installé des caméras thermiques. Si un passager présente de la température supérieure à 37,5 degrés, il ne pourra pas prendre le train.

Le masque est obligatoire dans le train et les gares.



L’Espagne favorable à un passeport vaccinal

Cela fait plusieurs semaines que Bruxelles travaille sur cette option. Le 12 janvier, le Premier ministre grec a porté le débat sur la place publique. Dans une lettre ouverte adressée à Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif communautaire, Kyriakos Mitsotakis appelle l’Union européenne à adopter un certificat « standardisé » de vaccination. « Les personnes vaccinées devraient être libres de voyager (…) Pour des pays comme la Grèce, qui dépendent du tourisme, il est impératif que ce problème soit résolu avant la saison estivale » plaide le chef du gouvernement grec.

Un souhait soutenu sans réserve par l’Espagne. Le ministère des Affaires étrangères félicite Kyriakos Mitsotakis et détaille que « le gouvernement espagnol a travaillé de manière proactive pour garantir les niveaux de mobilité. S’il y a consensus sur le fait que les personnes qui ont reçu des vaccins doivent pouvoir se déplacer parce qu’elles n’ont pas d’influence négative, l’Espagne fera toujours en sorte que des niveaux de mobilité plus élevés soient renforcés. » Le pays veut aller très vite, et le ministère des Affaires étrangères ajoute « qu’il faut un accord sur un mécanisme de reconnaissance mutuelle car il est urgent de consolider les niveaux de mobilité, ce qui a un impact sur l’économie. »

A Berlin, le ministre des Affaires étrangères apporte son soutient au projet : « une personne vaccinée ne prive personne d’un respirateur. Ce qui fait disparaître au moins une des raisons principales pour lesquelles on restreint les droits fondamentaux » a déclaré Heiko Maas dans Bild, le 17 janvier.

Des pays comme le Danemark et la Pologne ont commencé à émettre des certificats officiels de vaccination. Le Portugal se dit également favorable à la mesure.

A l’autre bout de la table, des pays s’opposent à cette mesure. C’est le cas de la France, où Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes estimait le 17 janvier, sur Franceinfo que « c’est un débat qui n’a pas lieu d’être et ce serait choquant, alors qu’on débute partout cette campagne de vaccination en Europe » avant de nuancer, « quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent ».

La commission pourrait rendre un premier brouillon à la fin du mois de janvier. A quoi donnera droit exactement le passeport ?  « C’est une décision politique et juridique qui doit être discutée par les dirigeants européens » répond Ursula von der Leyen. La règle sera « l’équilibre juste pour permettre à tout le monde de pouvoir circuler avec un passeport sanitaire ou un résultat de test négatif si on n’a pas eu accès au vaccin » ajoute la cheffe de la Commission européenne. Pour éviter les incidents diplomatiques, il faudra que les états acceptent de reconnaître mutuellement leurs tests. Depuis trois mois cette discussion tourne en rond.

L’objectif de l’Union européenne est d’arriver à 70% de la population d’ici la fin de l’été 2021.



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