La touche française au sommet de la Sagrada Familia

par Camélia Balistrou
Publié le Modifié le

Une entreprise d’usinage familiale iséroise s’est chargée de la réalisation des flèches de la prestigieuse Sagrada Familia de Barcelone. 

La célèbre Basilique de Gaudi aura droit à des flèches d’origines françaises. Il y a quelques mois, la petite boîte familiale basée en Isère reçoit une commande surprenante. « On ne se rendait pas compte du projet au tout début, c’était une commande totalement inédite » confie Stéphane Maligno, fils de Salvatore Maligno, fondateur de SMF Mécanique de précision en 1996. Et pour cause, le monument le plus visité d’Espagne, toujours en construction depuis 1883, a eu recours au savoir-faire de la famille Maligno.

Spécialisée dans les petites séries pour l’industrie et le matériel médical, l’entreprise s’est attelée à la tâche pour confectionner des pointes d’acier architecturales. « Tous les employés ont travaillé sur ce projet » explique Stéphane, « nous avons réalisé douze pièces de 46 kg qui mesurent 53 centimètres, fruits de l’alliage entre l’inox et le chrome ». L’équipe a passé plus de 250 heures à réaliser ces pièces, soit deux mois de travail, parfois jour et nuit. Ces pointes couronneront les 12 flèches de la Basilique catalane.

Entre savoir-faire artisanal et haute technologie

L’affaire familiale a été choisie grâce aux machines dont elle dispose. « Nous possédons des machines capables d’usiner à la fois de petites pièces comme de grandes pièces » commente Stéphane Maligno. « On nous a fourni des plans et on a modulé en fonction de ces directives. Au départ, les pièces devaient faire 150 kg. Résultat, elles pèsent 46 kg. Nous avons eu une certaine liberté dans la réalisation ».

Les pièces architecturales partiront la semaine prochaine à Barcelone. Toutefois, le travail de la famille Maligno ornera la plus célèbre des cathédrales à partir de 2026. « Je n’ai toujours pas eu l’occasion de visiter la Sagrada Familia, raconte Stéphane Maligno, quand les conditions me le permettront, je serai très honoré de la visiter. Et, peut-être qu’à ce moment, notre travail décorera la Basilique » sourit-il.

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