Manuel Valls quitte Barcelone : la parodie de la télé catalane

Par Aurélie Chamerois
Manuel Valls

Depuis son arrivée à Barcelone, Manuel Valls a souvent fait l’objet de parodies dans l’émission Polonia diffusée le jeudi soir sur la télévision publique catalane TV3. Son départ annoncé le week-end dernier n’a pas fait exception.

Moi, Manuel Valls, c’est le thème de cette parodie diffusée hier, sur l’air de Moi, Lolita. Le sketch débute sur l’ex-Premier ministre français faisant ses cartons à la mairie de Barcelone : « j’ai vécu tant de choses ici, vous allez me manquer ! ». « Mais qui êtes-vous ? » s’entend-il répondre. « Je suis Manuel Valls, conseiller municipal de Barcelone » indique-t-il alors à son interlocuteur qui s’étonne de ne jamais l’avoir vu avant et surtout de s’être trompé de bureau en emballant ses affaires. Il se dirige alors vers son bureau, vide, et met dans son carton un stylo et une baguette.


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La chanson débute ensuite, présentant Manuel Valls comme « l’enfant chéri des riches et des chefs d’entreprise » et qui, malgré son échec aux municipales, a bien gagné sa vie à Barcelone. Il rappelle qu’il a réussi à éviter l’élection d’un indépendantiste à la mairie de Barcelone en donnant ses voix à Ada Colau, et qu’il peut désormais partir.

Un touriste à Barcelone

« Je rentre en France mais me promener sur la Rambla va me manquer » chante l’acteur grimé en Manuel Valls, qui cite ensuite les endroits touristiques de la ville. Les auteurs font ici référence à l’image de touriste qu’avait renvoyé l’ancien Premier ministre lors de sa campagne électorale, notamment en se faisant photographier au marché de la Boquería sur la Rambla.

Dans la suite du sketch, le personnage évoque ses projets en France : « peut-être que je fonderai un parti, peu m’importe qu’il soit de droite ou de gauche », du moment « qu’il touche son salaire tous les mois ». Il égrène à nouveau les lieux touristiques avant de conclure : « Au revoir Mairie de Barcelone, jamais je ne t’oublierai ! ». Un passant lui précise alors que la mairie est de l’autre côté de la place, et qu’il s’adressait en fait au siège du gouvernement catalan.

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