Les discothèques de Catalogne sous le choc de la fermeture

Par Nico Salvado
discothèques de Catalogne

Les discothèques de Catalogne devront fermer jeudi soir en raison de la 6e vague de Covid, une fois que le tribunal supérieur de justice aura validé le décret du gouvernement. 

“Nous nous sentons trahis” déplore le syndicat des discothèques de Catalogne. Comme à chaque restriction, les patrons de boites ont appris la nouvelle dans la presse comme le reste de la population. Hier sous les coups de 21h, le ministre de la Santè catalan Josep Maria Argimon et la porte-parole du gouvernement Patricia Plaja ont annoncé un couvre-feu à partir de jeudi soir, la fermeture des boites et la réduction de la jauge de tous les lieux accueillant du public. Des mesures qui entreront en vigueur jeudi soir une fois que la justice aura donné son feu vert administratif.

Nous avons tout perdu : les réservations, les préventes, le booking des artistes, et les contrats du personnel” se lamente le syndicat Fesacarm ce matin. En effet, 60 % des entrées disponibles pour la soirée du réveillon du 31 étaient vendues et de nombreux carrés VIP réservés dans les clubs. Les pertes financières sont donc colossales. Ramon Mas, vice-président des discothèques de Barcelone demande l’ouverture par le gouvernement d’une ligne de financement d’urgence. “Nous n’avons toujours pas touché les aides de la fermeture de cet été et maintenant on nous prive financièrement de la meilleure semaine de l’année” tonne Ramon Mas.

Les discothèques de Catalogne condamnées ?

Les boites avaient rouvert en grande pompe en octobre dernier. Pour la première fois tout le secteur annonçait des soirées, même le mythique Razzmatazz, fermé depuis mars 2020, reprenait du service.  Les boites de nuit en Catalogne, un secteur oú le port du masque brille par son absence, ont accumulé 20 mois de fermeture sur les 22 que durent  la pandémie. Si l’interdiction d’exercer devient systémique, l’avenir de ce concept nocturne devient plus qu’incertain.

Le gouvernement devra maintenant gérer le retour des fêtes sauvages illégales dans la rue, et son lot d’incivisme, qui tendent à se multiplier à chaque épisode de fermeture des discothèques.

 

Recommandé pour vous